The Butterfly Effect (2)

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Genève
Informaticien de gestion - HES

C’est parti, me voilà lancé dans une nouvelle formation. On me traite déjà de taré de plusieurs côtés mais rien n’y fait, je tente ma chance. Je profite de ce petit bout d’Internet pour tenter de décrire certains points importants spécifiques à cette formation, et qui sait, pourront peut être déclencher de futures ‘motivations’.

HES ?

HES est l’acronyme de Haute(s) Ecole(s) Spécialisée(s). Je ne sais pas si cet acronyme est utilisé dans d’autres pays mais il regroupe ici (en Suisse) les établissements dispensant des formations ’supérieures’ non académiques. En résumé: des universités très fortement orientées métier.

Bien entendu, diverses filières HES sont proposées et classées dans différents domaines: construction et environnement, sciences de la vie, technologie de l’information, technologies industrielles, économie et services, arts appliqués.

Le diplôme HES est un diplôme de niveau fédéral (national) et reconnu comme titre universitaire. Les filières HES utilisent également le système européen de transfert de crédits ECTS entre différentes formations, permettant donc une mobilité aux étudiants souhaitant étudier dans plusieurs pays.

Pour qui ?

Les filières HES s’adressent principalement à des personnes ayant déjà été professionnellement actives ou ayant suivi des formations de type professionnelles (CFC, école d’ingénieurs) ou commerciales. Dans la majeure partie des admissions, une expérience d’une ou deux années est requise.

Ces formations sont subventionnées par le département de l’instruction publique et l’accès est donc soumis à la taxe ‘universitaire’ de 500 francs suisses par semestre d’études.

Durée de formation, horaires et modules

Question critique dans de nombreux cas. Les filières HES s’adressant à des personnes ayant déjà été actives, il ne leur est pas toujours possible de revenir sur un statut d’étudiant à temps plein. C’est la raison pour laquelle plusieurs cursus peuvent être effectués soit ‘en emploi’, soit ‘à temps partiel’. La distinction se situe dans la mesure où les filières ‘en emploi’ exigent que les participants travaillent dans le secteur d’étude et mettent directement en pratique leurs connaissances contrairement aux filières ‘temps partiel’ durant lesquelles le participant peut travailler pour payer son loyer, tout simplement.

Bien entendu, les filières en temps partiel/emploi sont plus longues que les filières temps plein. La majorité des cursus durent trois années et s’allongent jusqu’entre quatre et six ans pour les cursus à temps partiel.

Au niveau des horaires, le cursus temps plein porte très bien son nom. La grille horaire d’une filière HES se situe autour des quarante heures hebdomadaires. Pour exemple, la grille horaire de ma volée comporte 47 heures de cours, les élèves en cursus temps plein devront tabler sur une grille de 42-43 heures hebdomadaires.

Dans le cas des cursus en emploi, les cours se regroupent en différents modules (3 à 5 modules) chacun composés de plusieurs niveaux: niveau 1 pour le premier semestre, niveau 4 pour le quatrième semestre, etc. La règle est simple: pour effectuer par exemple un module de niveau 3, il faut avoir réussi le même module mais à son niveau 2. La planification horaire s’effectue par semestre, et l’on choisit les modules à suivre selon ses disponibilités personnelles.

Dans mon cas concret, je travaille actuellement à mi-temps et je ne souhaite pas arrêter de travailler. J’ai donc choisi le cursus ‘en emploi’. Je me retrouve avec une grille de 14 heures, me laissant 6 demi-journées pleines disponibles pour une activité professionelle, largement suffisant pour assurer un 50%.

Chaque module est soumis à une demande d’équivalence ou de dispense. Le concept d’équivalence permet de ne plus avoir à se présenter aux examens pour un module pour autant que les compétences soient certifiées par un autre diplôme ou cursus d’études. Le concept de dispense est légèrement différent dans la mesure où l’étudiant n’est plus astreint à participer au cours mais doit néanmoins maintenir une moyenne minimale (5 sur 6 en général) à ses examens afin de conserver son statut.

L’avocat

Fruit de l’avocatier, l’avocat nous vient directement d’Amérique latine, connu en espagnol sous le nom d’aguacate, nom tiré lui-même de ahuacatl en langue nahuati, les Nahuatis étant les descendants directs des aztèques. Le mot ahuacatl signifie testicule, nom donné à ce fruit de par son apparence et sa forme similaires à l’organe masculin du même nom.

Oups… je m’égare.

Je disais donc, l’avocat est un concept à mon avis très intéressant. Un étudiant en emploi se voit attribué un professeur avec qui il pourra ‘profiler’ son cursus d’études. Le professeur a pour rôle de suivre l’évolution de l’étudiant au sein de la formation, d’optimiser ses horaires, d’évaluer les modules dans lesquels il serait judicieux de demander des dispenses ou équivalences, et d’assurer une passerelle entre l’organe administratif et l’étudiant lui-même. Dans mon cas précis, mon ‘avocat’ m’a profilé mon premier semestre en boostant l’investissement nécessaire à certains modules, par exemple en m’inscrivant dans deux modules enseignés à la même heure. Don d’ubiquité, si tu m’entends, je fais appel à toi!

Bref, je crois que j’en ai assez écrit. Je tenterai de vous pondre un feedback sur cette formation après avoir vu ‘concrètement’ ce que cela donne. Si vous souhaitez en savoir plus, les informations administratives et officielles se trouvent ici et ici. Sinon, vous pouvez toujours passer par les commentaires ou me contacter directement pour des questions plus officieuses ; )

Références:
WikiPedia: L’avocat

posted Tuesday, October 12, 2004 8:52 PM by saphyr with 0 Comments

Information Systems Security Officer

C’est ce qui est écrit en gras sur le certificat de formation continue que m’a délivré hier soir le doyen de la faculté de sciences économiques et sociales à Genève. Je ne sais pas encore si ça va m’être utile un jour mais qui sait!

Bref, je suis content. Je me disais au début que ce genre de formation ne prenait que une ou deux heures de préparation par semaine et que j’allais pouvoir m’asseoir sur mes acquis, je n’étais qu’à moitié dans le vrai…

Les certificats de formation continue

La faculté de sciences économiques et sociales a récemment créé (il y a 3 ans je crois) un département de formation continue. Ce département propose plusieurs formations très spécialisées dans divers domaines relatifs à la faculté telles que la gestion d’institutions de santé ou les ONG, le management de projets ou justement la sécurité et qualité de systèmes d’information.

Ces formations sont accessibles à toute personne disposant d’un titre universitaire ou d’une expérience professionnelle relatifs au domaine concerné. L’admission s’effectue sur les bases d’un dossier qu’il faut constituer assez en avance ainsi qu’un entretien, principalement dans les cas de ‘changement d’orientation’.

De composition modulaire, il est possible de ne participer qu’à certains ‘modules’ des formations. Chaque filière comporte environ 5-6 modules étalés sur 5 à 7 semaines et traitant respectivement d’un sujet bien précis.

Les coûts de financement varient en fonction du cursus choisi mais tournent autour des 5'000 à 8'000 francs pour une formation complète (participation à tous les modules et examens).

Les participants

La moyenne d’âge des participants fluctue entre 30 et 50 ans.

Dans le cursus de sécurité de systèmes d’information, la majorité des participants ne visait pas de réorientation professionnelle. La position était déjà acquise pour la plupart et la formation leur a plutôt servi à compléter certains domaines restés flous jusque-là, tels que les modules traitant des aspects juridiques ou des normes et procédures (notion Qualité) en vigueur actuellement. De tous horizons professionnels, la volée contenait en proportions ‘égales’ des experts techniques (administrateurs, développeurs, consultants) et des responsables informatiques ou sécurité.

J’ai 25 ans et je dois avouer que je me suis senti quelque peu ‘moins prêt’ que la plupart des autres participants pour tirer pleinement bénéfice de cette formation. Les formations sont toutes orientées vers une optique de ‘management’ dans le domaine concerné et je manquais quelques fois de ‘poids’ ou d’expérience pour pouvoir ‘comparer’ avec mon expérience.

La composante géographique est également intéressante. Un fort pourcentage des participants ne vient pas de Genève mais soit de France voisine, Vaud, Fribourg, Valais voire de Suisse Allemande dans certains modules. Le département de formations continues semble donc avoir une assez bonne réputation sur le territoire suisse.

Investissement personnel

Destinées à des profils déjà insérés professionnellement, le débit des cours n’est pas de tout repos. Peu de ’séances’ par semaine mais beaucoup d’heures passées à travailler soit sur les rédactions personnelles ou sur les études en groupe. Ce n’est pas pour rien que les premiers remerciements hier soir durant la cérémonie s’adressaient aux familles des participants.

Bref, n’y songez même pas si les samedis et soirées après-boulot sont sacrés à vos yeux, vous les perdrez durant une année.

Au sujet des intervenants

Bien que les participants interviennent sur une grande part de la formation, chaque séance reste néanmoins spécialisée. Je ne peux pas trop m’avancer en ce qui concerne les autres filières mais pour ce qui est de la filière sécurité des systèmes d’information, le niveau et la qualité des participants étaient variables: de très haut à très moyen. Pas de profil incompétent si ce n’est que certains intervenants étaient plutôt là pour faire leur propre pub qu’autre chose, les profils pointus rattrapaient largement le retard.

L’on aura pu obtenir des retours d’expériences de plusieurs personnalités reconnues régionalement voire internationalement, telles que Jean Bloch pour les audits, Jean Menthonnex en ce qui concerne la qualité et les normes associées, Gérard Litzistorf pour les architectures de sécurité informatique ou les modules un peu plus techniques ou encore Philippe Oeschlin, mondialement reconnu pour ses travaux de recherche en matière de sécurité et cryptographie. Les autres intervenants ’sans-pub’ étaient implantés au sein d’organismes où la sécurité informatique joue un rôle majeur tels que les établissements financiers principaux de la place genevoise.

Il faut cependant préciser qu’une partie des intervenants sont des “anciens” et bien que ce choix puisse avoir ses avantages, il risque néanmoins de réduire les champs étudiés dans les filières déjà bien rôdées. D’un autre côté, je ne sais pas si les nouvelles filières, ne disposant pas vraiment d’anciennes volées, se permettent les interventions de qualité comparable.

A qui s’adressent ces formations ?

Contrairement à certaines idées reçues, ces formations ne servent pas uniquement de simples validations d’acquis. Les séances ne permettent pas de parcourir les domaines abordés dans leur totalité, par conséquent, la majorité de l’apprentissage se fait soit en solo (lectures) ou durant les différentes opportunités d’échanges entre participants de divers horizons. Il faudra sans aucun doute un investissement bien plus conséquent si le participant n’a pas déjà quelques bases mais cela reste tout à fait accessible.

Intéressé(e) ?

Toutes les informations sur les différentes filières à l’adresse principale: HEC - Formations en emploi

posted Wednesday, September 29, 2004 2:13 PM by saphyr with 0 Comments

Symposium Knowledge Management

Jeudi 30 septembre aura lieu le premier symposium sur le Knowledge Management (KM) sur le campus de la Battelle à Genève. Je serai présent aux différents workshops, si jamais l’un des visiteurs de ce blog souhaiterait me rencontrer, ce sera avec plaisir!

Plus d’infos: Symposium KM

posted Wednesday, September 29, 2004 2:12 PM by saphyr with 0 Comments

Pourquoi ?
Pourquoi une catégorie ‘Genève’ ? Parce que c’est simplement là où je vis et que je risque d’écrire quelques articles ‘locaux’ ;)

posted Wednesday, September 29, 2004 2:04 PM by saphyr with 0 Comments




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